Aspartame : allié minceur ou perturbateur de notre satiété ?
- Boomedias Boomedias
- 16 sept. 2025
- 2 min de lecture

Depuis plus de 40 ans, l’aspartame est utilisé comme édulcorant dans des milliers de produits dits “light” ou “sans sucre”. S’il séduit par son absence de calories, son impact sur la santé et notamment sur notre sensation de satiété fait débat.
Qu’est-ce que l’aspartame ?
Découvert en 1965, l’aspartame est un édulcorant artificiel environ 200 fois plus sucré que le sucre. On le retrouve dans les sodas light, desserts allégés, chewing-gums, confiseries et même certains médicaments.
Pourquoi est-il si populaire ?
Il apporte du goût sucré sans calories.
Il est apprécié des personnes en régime ou des diabétiques.
Il permet aux industriels de proposer des alternatives “sans sucre ajouté” plus attractives.
Effets sur la santé : que dit la science ?
Les autorités sanitaires (OMS, EFSA, FDA) considèrent l’aspartame comme sûr aux doses habituelles de consommation, avec une dose journalière admissible fixée à 40 mg par kilo de poids corporel.
Cependant, certaines études pointent des effets indirects, notamment sur la gestion de la faim et de la satiété :
Aspartame et hormone de la satiété
Contrairement au sucre classique, qui stimule la sécrétion d’insuline et favorise la libération de la leptine (hormone clé de la satiété), l’aspartame n’active pas les mêmes mécanismes hormonaux. Résultat :
Le cerveau reçoit un signal de goût sucré sans apport calorique réel, ce qui peut créer une forme de “confusion métabolique”.
La sécrétion de leptine (hormone qui dit à notre corps d’arrêter de manger) est plus faible, ce qui peut entraîner une sensation de faim persistante.
Certaines recherches suggèrent que cela pourrait mener, paradoxalement, à une augmentation de l’appétit et donc à une consommation calorique plus élevée au cours de la journée.
Faut-il s’en méfier ?
En consommation occasionnelle, l’aspartame ne présente pas de risque majeur.
Mais une consommation régulière peut influencer nos signaux de faim et compliquer la gestion du poids sur le long terme.
Il ne faut pas oublier que l’aspartame entretient le goût du sucré, rendant plus difficile la réduction globale du sucre dans l’alimentation.
Alternatives plus naturelles
Pour réduire le sucre tout en respectant nos signaux de satiété, on peut se tourner vers :
La stévia : édulcorant naturel, sans calories, avec un impact hormonal moindre.
Les fruits frais : riches en fibres, ils stimulent naturellement la satiété.
Le miel ou le sirop d’érable (avec modération) : plus caloriques, mais mieux perçus par l’organisme en termes de signal hormonal.
Conclusion
L’aspartame n’est pas un poison, mais il n’est pas non plus l’allié minceur parfait. Son impact sur l’hormone de la satiété montre qu’il peut perturber notre rapport au sucre et à la faim. La clé reste de privilégier une alimentation équilibrée, peu transformée, et d’apprendre à rééduquer son palais pour réduire progressivement la dépendance au goût sucré.
